Les chutes sont l’une des principales causes de perte d’autonomie chez les personnes âgées. Pourtant, une partie de ce risque peut être réduite grâce à un choix réfléchi de chaussures prévention des chutes adaptées aux seniors. Un bon chaussage ne sert pas seulement à être confortable : il influence directement l’équilibre, la stabilité et la sécurité au quotidien. En parallèle, l’activité physique adaptée permet de mieux sentir ses appuis, de renforcer les jambes et de sécuriser la marche. Dans cet article, découvrez comment choisir des chaussures vraiment protectrices et comment l’activité physique adaptée complète ce choix pour limiter les chutes.
Chaussures prévention des chutes : comment bien choisir
Temps de lecture : ~10 min
- Sommaire
- Pourquoi les chaussures comptent autant pour prévenir les chutes
- Critères pour choisir des chaussures adaptées
- Comment l’activité physique adaptée renforce l’appui au sol
- Conseils pratiques et erreurs à éviter
- Mini FAQ
Pourquoi les chaussures comptent autant pour prévenir les chutes
Avec l’âge, perte musculaire, diminution de la sensibilité des pieds, troubles visuels, douleurs articulaires et maladies chroniques fragilisent l’équilibre. Des chaussures mal adaptées peuvent :
• accroître le risque de trébucher ou de glisser
• diminuer la sensation du sol
• favoriser une marche hésitante ou douloureuse
• pousser la personne à rester assise par peur de tomber
À l’inverse, des chaussures adaptées :
• améliorent l’adhérence au sol
• stabilisent le pied et la cheville
• réduisent les douleurs à la marche
• redonnent confiance pour se lever, marcher, sortir
Les professionnels de santé recommandent d’abandonner pantoufles ouvertes et mules au profit de chaussures fermées, stables et ajustées, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Critères pour choisir des chaussures adaptées prévention chutes senior

Semelle antidérapante et stable
Préférez des semelles crantées en caoutchouc souple ou silicone texturé : elles limitent les risques de glissade sur carrelage ou surfaces humides. Évitez les semelles lisses ou très usées ; dès que le relief s’efface, remplacez la paire. L’épaisseur doit rester modérée (≈ 2,5 cm max) avec une bonne souplesse à l’avant pour faciliter le déroulé de la marche.
Ajustement et maintien du pied
La pointure et la largeur doivent être exactes. Trop grande, la chaussure fait glisser le pied ; trop serrée, elle provoque douleurs et ampoules. Privilégiez fermetures à scratch ou lacets élastiques, talon fermé avec contrefort rigide, et bannissez mules, sabots et pantoufles ouvertes.
Confort et matériaux
Une empeigne souple sans couture interne limite frottements et zones de pression. Choisissez des matériaux respirants (coton, lin, textiles techniques) et une doublure moelleuse adaptée aux peaux fragiles. La chaussure doit laisser l’espace nécessaire aux déformations (hallux valgus, orteils en griffe) et rester compatible avec les semelles orthopédiques.

Chaussures d’intérieur et d’extérieur
Intérieur : chaussons fermés, semelle antidérapante, doublure douce, fermeture à scratch pour un enfilage facile.
Extérieur : base large, talon plat (≈ 1 cm), avant arrondi. Certains modèles thérapeutiques offrent une stabilité renforcée (semelle étudiée et contrefort robuste).
Comment l’activité physique adaptée renforce l’appui au sol
Choisir de bonnes chaussures n’est qu’une partie de la solution ; travailler équilibre, force et qualité des appuis est tout aussi essentiel. Depuis 2014, les enseignants APA d’APAMAX accompagnent des seniors à domicile, en résidence ou en EHPAD (Saint-Étienne, plaine du Forez, Monts du Lyonnais, Loire) pour bien vieillir et bouger en sécurité.
Le bilan BAME pour comprendre vos appuis
Le Bilan Autonomie Motricité Équilibre (BAME) évalue équilibre statique et dynamique, pose du pied, force des jambes et éventuelle appréhension. Il sert de base à un programme personnalisé.
Des séances individuelles pour sécuriser la marche
Deux séances hebdomadaires de 30-45 min sont proposées : travail des appuis sur différentes surfaces, exercices d’équilibre statique puis dynamique, renforcement musculaire chevilles-genoux-hanches, marche avec changements de rythme ou franchissement d’obstacles. Les chaussures portées pendant les séances doivent être adaptées.
Un suivi dans le temps pour limiter durablement les chutes
Un bilan trimestriel mesure les progrès, repère toute évolution et ajuste les exercices, notamment en cas de nouvelle pathologie, de changement de traitement ou de chaussures. Plus d’informations : Apamax Santé.
Conseils pratiques et erreurs à éviter
| À faire | À éviter |
|---|---|
| Essayer les chaussures en fin de journée Tester la marche en magasin Laisser un léger espace devant les orteils Contrôler l’usure des semelles Consulter un podologue si besoin |
Acheter seulement par habitude Porter des pantoufles souples en permanence Choisir talons hauts ou étroits Garder des chaussures trop grandes Compter uniquement sur des chaussures neuves sans travailler l’équilibre |
Mini FAQ sur les chaussures et la prévention des chutes
Faut-il absolument des chaussures « antichute » ?
Pas nécessairement ; l’important est de respecter les critères : semelle antidérapante, talon bas et large, talon fermé, bon maintien, confort et compatibilité avec les semelles orthopédiques.
Les chaussons d’intérieur sont-ils adaptés à une personne âgée à risque de chute ?
Oui, s’ils sont fermés à l’arrière, antidérapants et bien ajustés. Les mules ouvertes sont à éviter.
Un senior peut-il marcher pieds nus à la maison ?
Généralement non. Pieds nus, le risque de blessure ou de glissade augmente. Préférez des chaussures d’intérieur fines et souples mais sécurisantes.
L’activité physique adaptée diminue-t-elle vraiment le risque de chute ?
Oui : des programmes réguliers d’équilibre, de renforcement et de marche réduisent significativement le risque de chute, surtout combinés à des chaussures adaptées.

À retenir pour mieux prévenir les chutes au quotidien
En résumé, bien choisir des chaussures adaptées et suivre un programme d’activité physique adaptée constituent un levier essentiel pour préserver autonomie, mobilité et équilibre au quotidien. Ces deux actions complémentaires participent à réduire le risque de chute et à renforcer la confiance lors des déplacements de tous les jours.